L'hôpital de Cruces et l'Université de Mondragon collaborent à trois projets de recherche

L'Hôpital de Cruces (Biscaye) et l'Université de Mondragon (MU) collaborent au développement de trois projets de R+D biomédicale dans le cadre d'une convention de collaboration souscrite par les deux entités au début 2008 qui se prolongera jusqu'à la fin de l'an prochain.

Les projets ont un caractère multidisciplinaire fortement marqué car ils combinent l'expertise de médecins et d'ingénieurs. La collaboration entre ces deux entités se centre sur deux domaines : d'une part, des biomatériaux et la médecine régénérative et d'autre part l'emploi de technologies de Web Semántica pour le diagnostic.

Dans le domaine des biomatériaux, le premier des projets est consacré à la culture de cellules souches pour la régénération de tissus de l'appareil locomoteur. Plus exactement, l'étude porte sur la régénération (en laboratoire) du cartilage articulaire pour son implantation éventuelle chez le patient et l'idoineté de différents matériaux employés comme « châssis » tridimensionnel qui faciliterait la croissance cellulaire et qui se biodégraderait au fur et à mesure de la régénérescence du tissu. L'objectif est de développer de nouveaux procédés thérapeutiques pour des lésions de cartilage qui permettront la réalisation d'interventions moins invasives.

Les deux autres projets ont recours à des technologies Web sémantiques, en utilisant un logiciel qui de manière automatique puisse collecter, filtrer et traiter l'information, réaliser des inférences sur cette information et interagir avec l'environnement sans que l'usager ne doive superviser ni contrôler constamment. Ces technologies s'appliquent sur deux projets de type informatique qui abordent le diagnostic du cancer du sein et l'identification des infections acquises dans les centres sanitaires.

Le cancer du sein est la tumeur maligne la plus fréquente chez les femmes et chaque année l'on diagnostique 40 cas de chaque 1000.000 femmes. Le projet prétend développer un système informatique d'appui aux médecins au moment de prendre des décisions de traitement du cancer.

Le troisième projet est dirigé à l'identification la plus précise et rapide des infections acquises par les patients durant leur hospitalisation dans les différents centres hospitaliers, infections connues comme nosocomiales. Elles représentent l'un des effets adverses qui ont le plus de répercussion sur la sécurité du patient et impliquent des coûts énormes autant en termes de santé pour l'individu qu'en termes économiques pour le centre hospitalier. L'objectif final de ce projet est de faciliter une intervention stratégique efficace de prévention et de contrôle.

BasqueNews, 17 septembre 2009


 

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